Marrakech

Marrakech-Safi

Marrakech

Derrière les remparts de terre rouge, la médina bat au rythme des charrettes et des appels du muezzin. On y vient pour les patios frais, les jardins d’oliviers et la lumière qui vire à l’ocre en fin de journée.

La medina tient dans un rectangle de terre rouge, et on la traverse a pied en quarante minutes si personne ne vous arrete. Personne ne vous arrete rarement.

Le matin appartient aux livreurs. Les charrettes passent avant sept heures, chargees de menthe et de charbon, et les ruelles sentent le pain qui cuit dans les fours de quartier. C'est l'heure ou les patios sont frais et ou les terrasses valent le reveil.

L'apres midi, la lumiere tombe a la verticale et la ville se retire a l'ombre. On comprend alors pourquoi les maisons se tournent vers l'interieur, pourquoi les fenetres donnent sur le patio et jamais sur la rue.

Vers dix sept heures, la place Jemaa el Fna change de metier. Les vendeurs de jus laissent la place aux cuisines ambulantes, les gargotiers montent leurs bancs, et la fumee monte droit quand il n'y a pas de vent.

Les souks se lisent par metier. Les teinturiers d'abord, ou les echeveaux sechent en travers de la ruelle, puis les babouchiers, puis les forgerons dont on entend le quartier avant de le voir. Les artisans travaillent encore devant leur porte : on peut regarder sans acheter, c'est admis.

A une heure de route, l'Ourika donne de l'eau, de l'ombre et de la laine. Les cooperatives de la vallee filent encore au fuseau.

Souk

Les ateliers de la ville

Ce que l'on rapporte, façonné dans les ateliers de la ville.